Section 01 Interactions, particules, noyaux, du laboratoire au cosmos

VIII. Enseignement

L'implication des agents de l'IN2P3 dans l'enseignement emprunte diverses voies à tous les niveaux de formation : de l'enseignement scolaire aux cycles universitaires et au-delà, dans le milieu professionnel ou à l'intention du grand public ; des actions de vulgarisation (café/bar de la science, fête de la science...) sont organisées. Cet enseignement est aussi bien dispensé par les enseignants-chercheurs et les chercheurs que par les personnels techniques, majoritairement des électroniciens, informaticiens et instrumentalistes, mais aussi mécaniciens et agents de l'administration qui accueillent, chaque année, des stagiaires de différents niveaux de formation.

Les interventions aux premiers niveaux, collèges et lycées, ont pour motivation de susciter une vocation pour les travaux de l'institut aux premiers instants de l'élaboration du projet professionnel des jeunes ; il s'avère que la trajectoire des étudiants est fortement guidée par des idées élaborées de façon précoce. Ces interventions se manifestent aux travers des stages Janus, des conférences NEPAL pour les lycées ou d'actions « main à la pâte » dans les collèges. L'enseignement dans les études supérieures par les unités de l'IN2P3 se fait essentiellement dans le cadre de leur tutelle universitaire – ce qui a comme corollaire de pénaliser les unités qui n'ont pas de cotutelle ou qui sont géographiquement ou structurellement éloignés de ces établissements aussi bien pour la communication du savoir que pour leur approvisionnement en doctorants. La participation des agents de l'IN2P3 aux enseignements, dans les universités ou les écoles, se fait majoritairement pendant le dernier cycle du cursus de l'enseignement supérieur. Cet enseignement porte aussi bien sur les aspects fondamentaux de la physique, que sur les aspects instrumentaux. Le contact direct avec ces étudiants favorise le recrutement de thésards dans les laboratoires. Néanmoins, compte tenu de la diminution observée du nombre d'étudiants dans nos thématiques un effort s'impose pour des interventions plus en amont du cursus. De plus, la mise en compétition des universités brise la synergie entre laboratoires et rend de plus en plus difficile l'émergence de filières de qualité correspondant aux besoins de l'IN2P3.

Alors que la demande de stage croît significativement depuis l'instauration du LMD, on observe globalement une diminution significative du nombre de thèses dans nos unités. On notera également que l'ouverture grandissante des masters à l'international favorise le recrutement des doctorants étrangers qui représentent une fraction pouvant atteindre le tiers des effectifs de doctorants dans certains laboratoires. La réforme du LMD, avec la mise en place des écoles doctorales dans le paysage universitaire, a également profondément modifié la mission des doctorants et des institutions partenaires. Celle des premiers a été élargie par une charge d'enseignement (le « monitorat »), les seconds accentuent leur devoir d'aide à l'insertion professionnelle et de suivi des docteurs. L'origine des financements des contrats doctoraux s'est également notablement diversifiée. Aux contrats ministériels se sont joints des contrats émanant des régions et des nouvelles structures dites d'excellence (IDEX et LABEX) réparties de façon inégale entre les tutelles ; d'autres sources proviennent des agences nationales (ANR) ou européennes (ERC, bourses Marie Curie). Enfin, les bourses de doctorat de type CIFFRE favorisent la collaboration avec les industriels. Si cette démultiplication des sources de financement a permis une recrudescence des études doctorales, elle mobilise un personnel de plus en plus conséquent.