Section 19 Système Terre : enveloppes superficielles

IV. Contours et liens avec les autres sections et CID

La première mission de la communauté scientifique concernée par les thématiques de recherche couvertes par la section 19 du Comité National est d'observer, comprendre et modéliser le fonctionnement de l'océan, de l'atmosphère et de la cryosphère. Au travers de leur couplage, il s'agit d'étudier le fonctionnement du système climatique et des cycles biogéochimiques ainsi que leur évolution à différentes échelles de temps et d'espace. La recherche menée sur ces thématiques océan-cryosphère-atmosphère relevant de la section 19 est très fortement structurée par l'INSU. Dans le domaine de la Planétologie, l'étude de la physique, de la dynamique et de la chimie des atmosphères planétaires fait également partie intégrante du champ de recherche de la communauté de la section 19.

L'objectif de cerner et modéliser le fonctionnement de la planète, en particulier de son climat, de sa dynamique naturelle (cycles climatiques, événements extrêmes, etc.) et surtout son évolution future sous l'effet des changements anthropiques ne peut évidemment pas être atteint en traitant séparément les différents compartiments du système terrestre. L'intégration des surfaces continentales, des surfaces englacées et des cycles biogéochimiques et éventuellement de la biodiversité qui les sous-tend est absolument indispensable. Plus généralement, la difficile question de la description des milieux de transition que représentent les interfaces air/mer, continent/atmosphère, milieux côtiers, bassins versants nécessite une attention spécifique. Dans un contexte de raréfaction générale des postes, il est important de veiller à maintenir dans le champ de la section 19 les compétences nécessaires à la résolution de ces questions cruciales.

Enfin, l'évolution prévue de notre environnement aura des conséquences majeures sur les conditions de vie des populations tant sur le plan de la santé publique (épisodes de pollution, période de canicule, tempêtes, etc.) qu'en termes économiques (évolution des zones climatiques, comme l'Arctique) avec des impacts sur l'exploitation des écosystèmes (ressources vivantes et agricultures), la consommation d'énergie, le tourisme, etc. Les scientifiques ont donc également la responsabilité d'élaborer des outils opérationnels de diagnostic en couplant les modèles « physiques » avec des modèles socio-économiques permettant une quantification fiable des risques et des coûts, au service de politiques environnementales raisonnées. Le caractère nécessairement très interdisciplinaire de ces recherches met en évidence les liens fragilisés par la réforme du CNRS qui doivent être maintenus entre la section 19 et les autres sections (17, 18, 30) et les CID (52).