Section 34 Sciences du langage

Introduction

Le langage, capacité propre à l'espèce humaine, est impliqué dans toutes les activités humaines et, à ce titre, toutes les sciences humaines et sociales pourraient passer, à tort, pour des sciences du langage. Il importe donc de délimiter le champ des sciences du langage afin que toute activité scientifique dans laquelle le langage intervient d'une façon ou d'une autre ne s'y retrouve pas.

Les sciences du langage s'intéressent au langage comme capacité humaine universelle, intimement liée à des processus cognitifs d'une part et à des processus sociaux de l'autre. Ce sont les caractères structurels du langage ainsi que les processus généraux qui en régissent l'emploi, notamment dans la communication, qui constituent le cœur des sciences du langage. L'universalité du langage ne contredit cependant en rien la diversité des langues naturelles qui constitue aussi un sujet de recherche important au sein des sciences du langage. On distinguera encore des approches transversales, comme la psycholinguistique, le traitement automatique des langues, ou la lexicographie, qui peuvent toucher n'importe lequel des domaines évoqués précédemment et se distinguent de la linguistique fondamentale ou de l'étude de la diversité linguistique en ce qu'ils utilisent des méthodologies différentes, dont certaines peuvent déboucher sur des applications concrètes, dans l'industrie, la santé, ou l'éducation. Enfin, un petit nombre de chercheurs se consacrent à l'histoire de la discipline. Pour finir, on donnera un aperçu général de la démographie des chercheurs et des ITA CNRS affiliés à la section.

On remarquera à cet égard que, pour chaque section ou sous-section, le pourcentage de chercheurs participant au domaine concerné est indiqué dans le titre. Ceci ne signifie cependant pas que les domaines soient discontinus et la plupart des chercheurs contribuent à plusieurs domaines ou sous-domaines. Cette plurivalence est indiquée dans le schéma ci-après (on trouvera dans la Section VI des informations sur les données sources) où la communauté de couleurs entre plusieurs sous-disciplines marque le fait que des chercheurs partagent leur activité entre ces différents domaines.

La structure des disciplines et sous-disciplines au sein de la section 34 – À partir des mots-clés fournis par les chercheurs pour qualifier leurs propres thématiques de recherches, une nomenclature en 16 sous-disciplines a été construite, puis un graphe de co-occurrence entre catégories a été établi (l'épaisseur des liens est proportionnelle à la fréquence de co-occurrence des catégories chez un même chercheur).