Section 30 Surface continentale et interfaces

Introduction

La section 30 (ex-section 20) fête son 10e anniversaire en 2014. L'apport de jeunes chercheurs relevant de cette section a été important au cours des premières années puisque les chargés de recherche recrutés depuis 2004 représentent un tiers de l'effectif total de chercheurs. Toutefois l'examen de la pyramide des âges indique un vieillissement de la population de chercheurs de la section, pourtant de création récente : la tranche des 25-35 ans représente désormais 7 % de l'effectif (ce qui correspond globalement à la hausse de l'effectif chercheur par rapport à 2010), alors qu'elle était de 15 % en 2010. La proportion de DR (43 %) est en très légère augmentation. Les techniciens et ingénieurs constituent une force déterminante dans le développement de l'observation, l'expérimentation et la modélisation tant en milieu naturel, instrumenté ou non, que dans des plateformes dédiées ou au laboratoire. Si leurs effectifs sont assez stables, la proportion de contractuels (30 %) parmi les IT CNRS est croissante, rendant problématique la pérennisation des savoirs, fonctions et dispositifs.

Rappelons que la section 30 est issue de la volonté de créer une nouvelle section dédiée à la surface des continents et à leurs interfaces en y intégrant le vivant. Il s'agit donc d'un enjeu scientifique majeur pour l'INSU et l'INEE, tous deux instituts co-pilotes de la section (cas unique au CoNRS). Du fait de son interfaçage avec d'autres disciplines et sections, la section 30 n'apparaît en rattachement principal que pour un tiers des unités, celles-ci étant rattachées majoritairement à l'INEE et dans une moindre proportion à l'INSU. En dix ans, une nouvelle communauté de chercheurs et de personnels techniques s'est constituée, irriguée par les recherches de disciplines traditionnelles en sciences de l'environnement, mais fondant aussi l'émergence d'approches novatrices et de travaux originaux aux interfaces disciplinaires.