CID 52 Environnements sociétés : du fondamental à l'opérationnel

II. Les structures de recherche

A. Des unités cœur d'instituts et des marges

Bien que la CID52 n'ait pas vocation à évaluer les laboratoires de recherche cependant elle suit ces derniers au gré des recrutements opérés. Les unités de recherche se détachent selon les disciplines et les sections d'appartenance. Si l'on considère les candidats de ces deux dernières années, trois instituts de rattachement sur les dix que compte le CNRS se détachent largement, à savoir l'InEE, l'InSHS et l'INSU. Ce focus induit un biais dans les laboratoires d'accueil, les mieux pourvus étant rattachés à l'INEE. La couverture thématique de la CID 52 étant largement plus étendue, une ouverture aux autres instituts, et donc un afflux de candidats d'origine plus diversifiée renforcerait l'effort d'interdisciplinarité de la CID 52.

B. Des structures dépendantes de soutien à long terme des RTP aux GDR : la structuration des communautés

Les structures pluridisciplinaires de recherche mises sur pied de manière incitative comme les RTP sont efficaces lors de la phase d'initialisation et de structuration de la recherche. Les développer devrait faciliter le démarrage d'activités de recherche concertées entre plusieurs unités, comme cela a été le cas pour le RTP Génomique Environnementale. Parmi les autres outils de structuration, les GDR, contribuent à structurer le milieu scientifique sur des thématiques émergentes pluridisciplinaires comme celles portant sur la « Plasticité Phénotypique » (PlasPhen), ou sur « L'écologie statistique ». Il faut cependant observer que ces GDR deviennent de plus en plus des espaces d'échange et de travail commun, plutôt que des lieux d'élaboration d'expériences et de production de connaissances, sensu-stricto, du fait de la diminution des ressources allouées et du très fort accroissement en parallèle du nombre d'unités participantes (24 et 79, respectivement, pour les deux GDR cités ici). Les actions menées vont de la formation, à la dissémination des résultats en passant par l'approfondissement de questions communes, avec comme sortie positive l'élaboration de réponses à des appels d'offre. Une autre caractéristique de l'évolution des GDR est l'interdisciplinarité des propositions, soit au sein d'une discipline évoluant fortement, soit à la marge de plusieurs disciplines. Ces différentes évolutions devront être prises en compte pour satisfaire la forme de gestion de telles structures initialement prévues pour initier et stimuler sur une période « courte » la recherche au sein d'une communauté scientifique. Une durée plus longue adaptée aux temps de la recherche sera peut-être à envisager.

C. Les structures d'observation et d'expérimentation communauté de lieu, de questionnement, d'outils

Les structures d'observations mise en place par les Instituts du CNRS (INEE, INSHS, INSU) représentent une opportunité de consolider les liens au sein d'une communauté sur la base de questionnements et d'approches partagés ou associés en écologie globale. Ces structures permettent dans le cadre d'un lieu ou d'un réseau de lieux, de formaliser un suivi à long terme, de développer une approche systémique, de comparer des approches et des résultats, d'établir des références, de calibrer et de valider des modèles, etc. elles sont de première importance pour plusieurs raisons : elles favorisent la réflexion longitudinale et la collecte d'informations ; elles permettent aussi de diffuser ces informations et en ce sens de consolider la place du CNRS en tant qu'acteur sociétal ; enfin elles fournissent la possibilité d'établir des évaluations a posteriori (retour d'expérience) ce qui paradoxalement est encore trop peu réalisé.