Section 19 Système Terre : enveloppes superficielles

I. Ressources humaines

A. Unités

Pour les unités rattachées à la section 19, les chiffres ont été obtenus suite à l'évaluation des chercheurs et en consultant la base Labintel.

Au 1er janvier 2014, 25 unités de recherche (22 UMR, 1 URA et 2 UMI) étaient rattachées principalement à la section 19, au lieu de 24 en 2010. En 2012 on peut noter la création du M.I.O. à Marseille regroupant le LSEET (Laboratoire de Sondages Électromagnétiques de l'Environnement Terrestre), le LOPB (Laboratoire d'Océanographie Physique et Biogéochimique) et le LMGEM (Laboratoire de Microbiologie Géochimie et Écologie Marine), en 2013 le regroupement au sein du LGGE d'une partie du LTHE et du LEGI (Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels). La situation est donc très stable avec très peu de petits laboratoires et donc relativement peu d'évolution à envisager à court terme. Presque toutes ces unités sont rattachées comme section secondaire à l'INEE, mais aussi 3 à l'INSB, 2 à l'INSIS, 1 à l'INSHS et 1 à l'INC. Il faut également ajouter une douzaine d'unités supplémentaires pour lesquelles la section 19 est section secondaire. Aux UMR on peut rajouter 18 UMS, 14 OSU, 1 UPS (CIRMED) et 1 Fédération de Recherche (IPSL).

Tableau 1 : Liste des laboratoires relevant de la section 19 comme section principale (en bleu comme section secondaire).

Sigle Unité

Intitulé

Institut(s)

Ville(s)

CEREGE

Centre européen de recherche et d'enseignement de géosciences de l'environnement

INSU INEE INSHS

AIX

CEFREM

Centre de formation et de recherche sur les environnements méditerranéens

INSU INEE

PERPIGNAN

CERFACS

Sciences de l'Univers au CERFACS

INSU INEE

Toulouse

EPOC

Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux

INSU INC INEE INSB

BORDEAUX

GAME

Groupe d'étude de l'atmosphère météorologique

INSU INEE

TOULOUSE

IDES

Interactions et dynamique de surface

INSU INEE

ORSAY

LA

Laboratoire d'aérologie

INSU INEE

TOULOUSE

LACy

Laboratoire de l'Atmosphère et des Cyclones

INSU INEE

La Réunion

LAMP

Laboratoire de météorologie physique

INSU INEE

CLERMONT

LATMOS

Laboratoire « Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales »

INSU INEE INSIS

Guyancourt

LEGOS

Laboratoire d'études en Géophysique et océanographie spatiales

INSU INEE

TOULOUSE

LGGE

Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement

INSU INEE INSIS

GRENOBLE

LISA

Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques

INSU INEE

CRETEIL

LMD

Laboratoire de météorologie dynamique

INSU INEE

PARIS

LOA

Laboratoire d'optique atmosphérique

INSU INEE

LILLE

LOMIC

Laboratoire d'océanographie Microbienne

INSU INEE

BANYULS

LOCEAN

Laboratoire d'Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques

INSU INEE

PARIS

LOG

Laboratoire d'océanologie et de géosciences

INSU INEE

Wimereux

LOV

Laboratoire d'océanographie de Villefranche

INSU INEE INSB

VILLEFRANCHE sur MER

LPO

Laboratoire de physique des océans

INSU INEE

BREST

LSCE

Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement

INSU INEE

Gif/Yvette

LTHE

Laboratoire d'étude des transferts en hydrologie et environnement

INSU INEE INSB

GRENOBLE

MIO

Institut Méditerranéen d'Océanographie

INSU

MARSEILLE

TPE

Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement

INSU INSB

LYON

IFAECI

Institut Franco-Argentin d'études sur le climat et ses impacts

INSU INEE

Buenos Aires

TAKUVIK

TAKUVIK

INSU INEE

Québec

AD2M

Adaptation et diversité en milieu marin

INEE INSB INSU

ROSCOFF

Biogéosciences

Biogéosciences

INEE INSHS INSU

DIJON

GET

Géosciences Environnement Toulouse

INSU INEE

TOULOUSE

GSMA

Groupe de spectrométrie moléculaire et atmosphérique

INP INEE INSU

REIMS

IPREM

Institut des Sciences Analytiques et de Physico-chimie pour l'Environnement et les Matériaux

INC INEE

PAU

IRCELYON

Institut de Recherches sur la Catalyse et l'Environnement de Lyon

INC INEE

LYON

IRPHE

Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre

INSIS INP INSU

Marseille

ISEM

Institut des sciences de l'évolution de Montpellier

INSB INSU

MONTPELLIER

LEGI

Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels

INSIS INSU

GRENOBLE

LEMAR

Laboratoire des sciences de l'environnement marin

INSU INEE INSB

BREST

LPC2E

Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'Espace

INSU INEE

ORLÉANS

Le nombre total de personnels rattachés principalement à la section 19 est 2252 (37 % chercheurs permanents, 33 % personnels d'accompagnement, 22 % chercheurs non-permanents, 33 % ITA temporaires) dont 33 % en Île-de-France (en comptant le personnel des stations marines dépendant de l'Université Pierre et Marie Curie).

B. Chercheurs

1. Personnel permanent

259 chercheurs CNRS sont présents dans les unités. En comparaison avec le rapport de conjoncture du CNRS de 2010, la section 19 subit un vieillissement lié à un recrutement de moins de chercheurs et d'âge > 30 ans.

Figure 1 : Évolution de l'âge des chercheurs relevant de la section 19 de 2010 à 2013.

On constate que l'âge moyen des candidats Chargé de Recherche 2e classe (CR2) du concours CNRS est de 32 ans et du concours Chargé de Recherche 1re classe (CR1) est de 37 ans. Un tiers des candidats sont des femmes. Fréquemment les recrutés ont effectué entre 4 et 6 ans de postdoctorat. Cet état de fait est susceptible d'avoir des conséquences négatives en particulier pour les femmes car cela est préjudiciable à la vie privée. De façon plus détaillée, plus d'hommes que de femmes ont été recrutés en section 19. Ils ont également été promus Directeurs de Recherche plus vite et plus jeunes que les femmes. Une réflexion sur ce sujet est en cours dans le cadre du comité de la parité au CNRS.

À l'heure actuelle, en section 19, 5 chercheurs sont Directeurs de Recherche de Classe Exceptionnelle, 14 % Directeurs de recherche de 1re classe (soit 32 chercheurs), 35 % de 2e classe (soit 78 chercheurs), 42 % sont CR1 et 7 % CR2.

Figure 2 : Répartition hommes/femmes selon les grades et les corps de chercheurs.

Figure 3 : Nombre de personnels (chercheurs, ITA/IATOS, CDD) dans les laboratoires relevant principalement de la section 19.

Dans les unités, il faut noter le poids important des chercheurs d'autres organismes :

– en premier lieu viennent les enseignants-chercheurs (EC) : environ 321 EC sont rattachés aux laboratoires relevant de la section 19 ;

– le poids de l'IRD (une soixantaine de chercheurs) confirme son importance croissante dans beaucoup d'unités par rapport à 2010 ;

– l'apport de Météo-France se fait presque exclusivement au travers du GAME et du CERFACS à Toulouse (74 chercheurs), celui du CEA (31 chercheurs) via le LSCE à Saclay et celui de l'IFREMER à Brest dans les unités de l'IUEM (20 chercheurs).

2. Personnel non-permanent

Une bonne partie de la recherche est menée par les personnels non permanents. En effet, parmi le personnel de type chercheur travaillant dans des laboratoires du CNRS, on retrouve 23 % de doctorants et 12 % de postdoctorants. La création de l'ANR a multiplié les contrats CDD et la pénurie de postes entraîne des jeunes chercheurs à continuer de travailler sur des contrats courts. La nouvelle loi, dite « Sauvadet », pour résorber l'emploi précaire est en train de bouleverser cet état de fait puisque le CNRS n'embauchera des contractuels que pour une durée de 3 ans et maximale de 6 ans, même si le jeune chercheur travaille dans plusieurs laboratoires successifs.

C. Ingénieurs, techniciens et administratifs

Une évaluation des personnels ITAs et CDDs a été réalisée sur la base des données labintel et zento. Peu d'informations sont disponibles pour les non-permanents.

1. Personnel permanent

Les personnels permanents des unités sont pour un peu plus de la moitié non CNRS (54 %). Ceci est lié au nombre important d'ITA ayant le statut Météo-France au CNRM (131 ITA), au CEA (43), à l'IRD (32), à l'Université de Bordeaux (26) et à l'Université Pierre et Marie Curie (20). L'université contribue à 130 postes ITA (toutes universités confondues) alors que le CNRS contribue à hauteur de 420. Au total, pour les laboratoires OA, on recense à ce jour 615 IT pour environ 839 chercheurs tous organismes confondus. D'un point de vue parité homme/femme, on constate un grand déséquilibre avec 24 % de femmes en BAP E, 11 % en BAP C et 93 % en BAP J.

Les ITA permanents sont essentiellement en BAP E (Calcul Scientifique), BAP C (Instrumentation) et BAP J (gestion administrative). Dans cette dernière BAP, il y a à l'heure actuelle autant de personnel CNRS que non CNRS. Depuis ces dernières années, on constate une désaffection du CNRS pour maintenir le nombre de personnels gestionnaires alors que les structures administratives sont devenues plus nombreuses et plus complexes (par exemple, avec l'apparition des Labex, IDEX, etc.) et que les règles administratives sont différentes pour chaque tutelle de laboratoire (CNRS, université, EPST).

Les activités collectives prises en charge par les IT participent à l'évolution de leurs compétences, mais ne sont pas suffisamment prises en compte dans l'évolution de leur carrière, beaucoup d'activités annexes les éloignent de leur cœur de métier, les IT semblent donc être pénalisés par leur polyvalence. Les IT sont généralement trop peu associés à la valorisation des résultats scientifiques (cosignataires de publications).

2. Personnel non permanent

Il y a environ 301 personnels techniques non permanents en Océan-Atmosphère, soit 33 % du personnel technique des laboratoires. Ce chiffre est en nette augmentation depuis le dernier rapport de conjoncture (20 %) et illustre le manque manifeste de personnels techniques permanents dans les laboratoires. De plus en plus de CDD sont recrutés pour des activités de gestion et d'administration des laboratoires à cause de la redistribution des postes faite par les instituts vers les corps techniques et ingénieurs. Cette précarité met en danger la mise en œuvre des procédures de recherche, le maintien et la transmission des connaissances, le fonctionnement des équipes et des laboratoires. La loi Sauvadet prévue pour aider les contractuels s'est révélée inadaptée à la situation des non-permanents, ce qui s'est traduit par un recrutement insignifiant de CDI. De plus, les EPST ont modifié leur règle de gestion des CDD afin de la rendre obsolète en octroyant des contrats de courte durée. Le manque de concours réservés au CDD, le manque de CDIsation et la pénurie générale de postes entraînent une certaine morosité chez les CDD.