Section 34 Sciences du langage

Conclusion

La section 34 est une section dynamique, axée sur l'excellence scientifique, avec une légère majorité de femmes et une répartition relativement égale des sexes dans les différents grades. Néanmoins, la faiblesse des recrutements (en général 4 postes par an) conduit à un vieillissement de la section avec un nombre important de chercheurs âgés de plus de 50 ans. La perspective d'une baisse des recrutements dans les années à venir ne peut qu'aggraver cette tendance à un moment où l'évolution de la discipline et l'orientation vers l'internationalisation des productions devrait au contraire favoriser l'arrivée des jeunes générations. Par ailleurs, la section remarque que les recrutements récents, notamment pour les approches formelles, ont favorisé des candidats ayant réalisé leurs doctorats à l'étranger, une évolution largement due à la relative faiblesse des formations en sciences du langage en France. La discipline dans son ensemble profiterait d'une restructuration, notamment au niveau de l'université, favorisant l'ouverture vers les pratiques internationales, en particulier en ce qui concerne les approches formelles.

Enfin, la faiblesse du recrutement ITA, notamment dans les fonctions de soutien à la recherche, est une autre source d'inquiétude.

Un enjeu majeur pour les évolutions futures est d'équilibrer et de décloisonner le plus possible les recherches descriptives et cumulatives et les approches expérimentales et formelles. Le rôle de structures transversales comme les fédérations de recherche devrait être principalement orienté sur ce point, crucial pour l'avenir.