Section 18 Terre et planètes telluriques : structure, histoire, modèles

7. Bilan des recrutements et état du vivier

7.1. Bilan du recrutement 2010-2014

Recrutements (CR) par unité (ci-dessus) et par thème et métier (ci-dessous) entre 2010 et 2014.

Laboratoires

CR1

CR2

Total

CEREGE

 

2

2

CR2P

 

1

1

CRPG

 

2

2

Géoazur

 

2

2

Géoressources

 

1

1

Géosciences Montpellier

1

1

2

Géosciences Rennes

2

 

2

GET

1

1

2

IMPMC*

 

3

3

IPGP

1

2

3

IPGS

 

1

1

IRAMAT**

 

2

2

IRAP*

1

 

1

ISTEP

 

1

1

ISTerre

 

1

1

ISTO

 

1

1

LDO

 

1

1

LMV

1

1

2

TPE (ENS Lyon)

1

1

2

UMET*

 

1

1

Total

8

25

33

* laboratoires en rattachement secondaire à la section 18.** concours pour INSHS.

Métier

Nb

Thème

Nb

Archéométrie

2

Archéomatériaux

1

Expérimentation

5

Cosmochimie

3

Géochimie

6

Déformation manteau

1

Géophysique

6

Fossilisation

1

Hydrologie

1

Hydrologie

1

Magmatologie

1

Hydrothermalisme

1

Minéralogie

1

Interactions fluide-roche

2

Modélisation

2

Luminescence et archéo

1

Paléontologie

5

Paléoenvironnement

2

Pétrologie

2

Ressources minérales

2

Tectonique

2

Sismologie

4

 

 

Subduction

2

 

 

Tectonophysique

2

 

 

Terre profonde

5

 

 

Tomographie

1

 

 

Vertébrés

3

 

 

Volcanologie

1

7.2. Bilan du concours 2014 et vivier de chercheur-e-s

Nous présentons ci-dessous quelques données concernant les concours CR 2014 :

– 4 postes de CR2 et 1 poste de CR1 étaient mis au concours ;

– 44 candidat-e-s (CR1 + CR2) ont été retenu-e-s pour une audition (12 mn) suivie d'un entretien (12 mn), sur 82 candidats postulant sur ces postes ;

– âges des candidat-e-s : 27 à 38 ans pour le concours CR2 et 31 à 39 ans pour CR1, certain-e-s candidat-e-s postulant sur les 2 concours (11) ; avec une moyenne d'âge autour de 31 ans pour le concours CR2 et 34 ans pour CR1 ;

– dates de soutenance des thèses de doctorat entre 2005 et 2012 (CR2) et 2003 et 2011 (CR1) ;

– on observe de moins en moins de différence entre les dossiers des candidat-e-s postulant CR2 et ceux postulant CR1. Pour le concours 2014, la discussion finale a été organisée en considérant les meilleurs candidat-e-s (18) pour l'ensemble des 5 postes (CR2+CR1) ;

Sur 18 candidat-e-s restants dans notre noyau dur, 14 ont présenté des projets en Terre interne et en 4 Terre externe, dont 1 à l'interface avec la section 19. Bien qu'il soit souvent difficile de classer les candidats par catégories de disciplines puisque certains projets font appel à plusieurs méthodes ou approches, les profils de ces 18 candidat-e-s se répartissent ainsi :

– 7 ont présenté des projets en planétologie et cosmochimie-minéralogie, 4 en sismologie, 3 en pétrologie, 2 en paléontologie, 1 en géochimie et 1 est à l'interface avec la section 19 (lien tectonique/climat).

– ces 18 candidat-e-s sont auteur-e-s ou co-auteur-e-s de 6 à 20 publications de rang A (IF > 1), dont la moitié au moins est en premier auteur.

– ces candidat-e-s ont effectué de 1½ à 5 années de post-docs.

– sur ces 18 candidat-e-s, âgés de 28 à 35 ans, 8 sont des candidates (soit 44 %). Sur l'ensemble des 5 postes attribués en 2014, 2 l'ont été à des femmes (40 %). La moyenne d'âge est de 31 ans.

Le constat peut être fait que les chercheur-e-s recruté-e-s aujourd'hui sont d'excellent niveau. Les dossiers de publication sont conséquents, et tous ont fait plusieurs années de recherche à l'étranger avant de se présenter au concours. Même si on peut se féliciter de ce niveau d'excellence, il faut aussi prendre conscience que le concours laisse également dans des situations précaires des chercheur-e-s excellent-e-s. Dans la conjoncture actuelle, les craintes sont fortes que le nombre de poste mis au concours diminue dans les années à venir. Nous considérons que le nombre actuel est déjà un plancher en dessous duquel il sera difficile de pratiquer un concours qui ait du sens.

Le constat peut également être fait que certains instituts du CNRS deviennent très comptables de leurs nombres d'ETPT (équivalent temps plein travaillé). Pour ce concours 2014, la direction de l'INSU a ainsi attiré l'attention sur les postes pourvus au sein de la section 18 pour des laboratoires ou UMR qui ne sont pas en principal dans le portefeuille de l'INSU mais gérés par d'autres instituts (INP, INC, INEE – se reporter au tableau 1), en faisant remarquer que ces postes étaient en quelque sorte « donnés » à d'autres instituts (même si l'évaluation de l'activité des chercheurs reste toujours confiée à la section 18).

Nous tenons ici à souligner qu'il y a un risque inhérent à ce genre de mise en garde. Une telle vision, si elle se développe et prend corps, i.e. si l'ensemble des instituts du CNRS se concentre sur des recrutements pour des laboratoires qui sont stricto sensu dans leurs portefeuilles, conduira inexorablement à la suppression de toute interdisciplinarité et à l'abandon de toute recherche aux frontières.